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La santé du corps, de lâme et de lesprit

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Dossier de presse


S'éveiller à l'ouverture, à l'épanouissement de ses beautés
et de ses talents nichés au coeur du meilleur de soi.

Depuis quelques années, je chemine avec mes patients. Mon regard, issu de mon évolution
personnelle, peut les aider à marcher sur leur route. Afin d'observer le soleil qui se cache derrière
les nuages, le premier pas peut être une consultation entre dialogue et massage, ou l'écoute d'une
conférence ou alors assister à un séminaire. Se retrouver avec d'autres personnes sans jugements,
exprimer ses sentiments à l'aide de divers outils, permet à tout un chacun des prises de conscience
qui sont les étapes nécessaires pour cheminer vers la souplesse et l'ouverture que nécessite le
travail sur Soi.

De cette constatation a mûri en mon être le projet de mettre sur pieds des ateliers créatifs.
Mes supports seront le dessin, le sable et les mots, ainsi qu'une mise en forme dans l'exercice du corps.
Cela permettra de jouer spontanément avec un thème et de créer une dynamique vivante afin d'oser être vrai.

Pour les ateliers créatifs de cette année, j'ai choisi deux options, un atelier sur un jour au printemps
et une soirée en automne animée.
À la fin du premier volet, chacun est empli de l'accueil de ses beautés.
Cette harmonie nous inonde d'amour et la joie se disperse pour créer une envie de faire un pas.
Le deuxième volet de l'atelier sera en 2011 permettra de prendre acte d'un acte concret avec l'ouverture du moment.
Ainsi reliés au sable et à l'image, nous pourrons vivre cette expérience, l'accepter et danser ensemble.


Pour ce faire, j'associe des assistants.




Présentation personnelle


Cette passion pour rebondir après chaque virage est venue suite à une grave maladie pulmonaire.
Elle m'a obligée à avoir une autre vision de mon miroir intérieur. Je n'en garde pas de séquelles
heureusement, car à ce moment de ma vie, cela aurait pu être une contrainte à mon épanouissement.
J'ai été suivie par un éminent pneumologue et par une ophtalmologue de cœur, tous deux m'ont accordé
du temps et m'ont aidée à me faire respecter. Par la suite, deux médecins homéopathes
m'ont soutenue dans ma démarche afin de trouver le mode d'expression adéquat pour aider
à libérer mes conflits.

Chacun reçoit à la naissance un cadeau que parfois nous reconnaissons bien tard. Pour ma part
la plume est mon violon intérieur, elle me permet de vibrer tout en accueillant l'inspiration pour poser
en mots ce que je n'arrive pas à dire ou à décrypter facilement. J'ai exprimé ainsi ce qui m'aveuglait
ou faisait obstacle au ruisseau de ma Vie. Aujourd'hui encore, je dois me respecter et dire
d'une manière douce mon point de vue sans pour autant rejeter celui de mon interlocuteur, et sans laisser
d'espace à ce que je ne veux pas ou ne peux pas assumer. J'ai des faiblesses et lorsque je vis mes conflits,
mon corps me ramène très vite à mon choix, cet état amoureux niché en Soi.

Ces compréhensions sont parvenues grâce à la rencontre d'un psychanalyste Jungien québécois,
Guy Corneau, dont l'adresse m'avait été transmise par le médecin homéopathe Guy Buchler.
Dès les premières entrevues avec lui, j'ai formulé mes souhaits d'écrire un livre. Il m'a expliqué
qu'il ne pouvait pas répondre à toutes mes demandes; par contre, il m'a donné une adresse en me disant
qu'elle pourrait m'intéresser. J'ai d'abord assisté aux conférences de Guy Corneau pour ensuite
oser vivre un séminaire. Cette soif de comprendre m'a offert la naissance de deux autres livres
et en cadeau: l'élan de Vie. Cet élan est un pouvoir d'aimer qui réside en chacun de nous.
Il est l'énergie qui m'a aidée et m'aide encore à reconnaître ma valeur et prendre de plus
en plus confiance à l'aube de mon éveil.

Le mouvement de vie s'est assoupli, et la vibration de l'inspiration est devenue plus légère,
ouverte à la poésie. Un recueil de poèmes est né, ainsi que différents scénarios d'ateliers
dont certains ont été mis en scène.

Nous sommes tous des créateurs et lorsque nous créons nous commettons des imperfections.
Nous souhaitons nous rapprocher de l'équilibre en faisant au mieux, ce chemin n'est pas simple
et pourtant il est beau. Apprendre à se respecter, c'est poser des limites lorsqu'il y a faute grave,
et c'est pour ma part une preuve d'amour pour Soi.

Pour la vie en général, la souplesse d'esprit est d'accueillir les êtres en chemin.
Si nous avons la grâce d'accepter la compréhension qu'à leur place nous n'aurions pas
fait autrement lorsque la souffrance était vivante, cette démarche qui n'est pas évidente,
est pourtant épanouissante.

Parfois une façon différente d'être, nous accorde une autre vision, celle de voir au-delà du monde.
J'ai eu la chance de passer assez tôt sur le pont vers l'autre rive, là où les résistances
et les peurs me paralysaient, cependant la force de vie jusqu'à ce jour a été plus dynamique
que l'auto-destruction et j'accède à mes choix pour assumer mes responsabilités.
Si mon message, quel qu'il soit, peut accorder une espérance à un être, alors j'aurais été témoin de la Vie.

Laisser germer en son cœur l'essence de la connaissance est un travail de toute une vie !

Ce qui m’a fait accepter le séminaire  pour la fibromyalgie

J’ai eu le privilège de participer pendant plus de 20 ans à des séminaires. Ils m’ont conduite à l’élargissement de ma conscience et à un meilleur équilibre dans le vécu de l’expérience.

 J’anime des ateliers créatifs depuis des années et je peux témoigner que plusieurs participants ont repris leur vie en main.   

La spontanéité de l’instant présent suscite un éclairage intérieur et ces prises de conscience viennent mettre en lumière un message caché de douleur qui, par l’inattendu, démasque une manière d’être, une croyance, une illusion, un manque de confiance, la perte de sa place dans la société, la famille ou tout simplement capable d’exister.

Réapprendre à parler, à exprimer son point de vue, à écouter, à oser présenter sa créativité, donner du sens à sa vie, se découvrir ou se redécouvrir devant un groupe sont des pas importants qui conduisent à l’autonomie. La force du groupe est aussi un stimulus. La peur mène au combat mais l’amour aboutit à l’acceptation pour partager le meilleur de soi.

Tout en jouant avec différents outils tels que le dessin, l’écriture, des sons, le jeu des images, le goûter, la vue, l’ouïe, le silence, la visualisation on parvient à briser l’habitude et à revenir à la découverte de l’enfant intérieur qui ose être vrai.

Retrouver sa place dans un cadre sécurisant, accueillant, apporte la liberté d’être et d’évoluer sur son chemin.

Chaque expérience libère l’émotion retenue et ouvre la voie à la confiance, la paix, parfois à la guérison.

Nous sommes venus sur terre pour guérir nos blessures en évoluant, afin d’ensemencer la vie.


 

 Les médecines douces.

En fin de scolarité notre fils Steven avait choisi comme thème d'exposé: les médecines douces afin de comprendre leur mécanisme. Je souhaite présenter le questionnaire dont deux médecins généreux ont répondu pour apporter aussi un regard sur deux façons de se soigner.

Questions posées à M. Büchler, médecin généraliste et homéopathe.

1 - Quel a été votre parcours médical?

Je pratique l'homéopathie depuis 1987. Au début de mes études de médecine j'ignorais encore tout de l'homéopathie. Grâce à des troubles qualifiés de psychosomatiques liés à divers stress émotionnels et devant l'échec d'un traitement symptomatique, mes parents m'ont conseillé de voire un médecin homéopathe. C'est donc en tant que patient que j'ai eu mes premiers contacts avec cette médecine. Dès ma deuxième année de formation, j'ai commencé en parallèle jusqu'au final, des cours d'homéopathie avec le Dr. Senn, pionnier de l'homéopathie à Lausanne. Après environ deux années d'assistanat très enrichissantes dans un petit hôpital régional, j'ai eu l'occasion d'ouvrir un cabinet de groupe en homéopathie à Lausanne.

2 - Quelles sont les différences entre la médecine traditionnelle et la médecine douce?

Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, l'homéopathie ne consiste pas à remplacer des remèdes chimiques par des remèdes dits homéopathiques. C'est toute l'approche et la compréhension du malade et de sa maladie, aussi bien aiguë que chronique, qui est fondamentalement différente. La médecine traditionnelle traite essentiellement les signes, les symptômes cliniques et les diagnostics par des contraires: anti-inflammatoires, antibiotiques, antidépresseurs, antalgiques, antiacides, antiépileptiques, antidouleurs etc.... Sans trop chercher à comprendre l'origine, la genèse de ces maux. Le malade n'est pas pris dans sa globalité, est détaillé par des spécialistes d'un système physiologique spécifique. La relation entre l'émotionnel et le physique est trop souvent occultée. Dans une approche plus globale, holistique, le malade n'est pas un malade ni un diagnostic, mais une personne exprimant une certaine souffrance, présentant des signes, des manifestations dérangeantes, perturbant sa qualité de vie. Il faut bien évidemment voire au-delà des plaintes, les relier à des facteurs étiologiques, rechercher les racines de ses maux. Ainsi, il faut prendre le temps d'écouter, d'observer, d'interroger la personne sur sa vie passé et présente, sur son mode de vie, sur sa manière d'être, tout en arrivant à ressentir l'essence de la personne qui nous parle. Ce n'est qu'après cette première phase que l'on va déterminer quels sont les moyens pouvant le mieux apporter une aide à la personne. Là, les possibilités sont très nombreuses: d'abord, il est essentiel de faire savoir ou sentir que la solution thérapeutique se situe en la personne et non à l'extérieur d'elle, qu'il est toujours dangereux de se reposer sur une thérapie quelle qu'elle soit, n'est qu'une modeste aide devant permettre à la personne d'ouvrir des portes, de pénétrer dans un mécanisme de compréhension et d'acceptation de sa maladie, conditions indispensables pour entamer un processus de guérison. Cette aide peut prendre diverses formes: discussions, encouragement à changer certains comportements de mode de vie, remèdes (homéo, phyto, élixirs floraux, aromato...)

Tableau montrant les différences entre les deux approches médicales

ALLOPATHIE                                                                                                   HOMEOPATHIE

GENERALISE                                                                                                  INDIVIDUALISE                                            

ISOLE LES SYMPTOMES                                                                                REUNIT TOUS LES SYMPTOMES

DIAGNOSTIC PATHOLOGIQUE                                                                       DIAGNOSTIC THERAPEUTIQUE                     

REMEDES A DOSES PONDERALES                                                               REMEDES A DOSES INFINITESIMALES

REMEDES CONTRAIRES                                                                               REMEDES SEMBLABLES

EFFETS SECONDAIRES, TOXIQUES                                                             REACTION THERAPEUTIQUES

SUBSTITUTION, PALLIATION                                                                        GUERISON

EXPRERIMENTATION SUR L'ANIMAL ET L'HOMME MALADE                          RECHERCHE SUR L'HOMME SAIN

3 - A quelle occasion faut-il utiliser la médecine douce?

Dans toutes les occasions la médecine douce est, soit la thérapie principale, soit une thérapie d'accompagnement. Il est clair que dans les problèmes mécaniques (fractures, malformations, occlusions intestinales...), dans certaines urgences médicales (intoxications, infarctus, embolies, hémorragies...) dans certaines atteintes organiques irréversibles (diabète insulinodépendance, insuffisance rénale...), dans les problèmes physiques ou psychiques demandant une surveillance intensive la médecine traditionnelle reste et restera toujours la thérapie de choix même si parfois les médecines douces peuvent contribuer à renforcer son action ainsi que de permettre d'en atténuer les effets secondaires éventuels. Par contre, les médecines douces interviendront après l'urgence, quand en principe la médecine traditionnelle n'a plus grand chose à proposer. Je pense qu'un médecine holistique s'impose dans 90% de l'ensemble des consultations chez les médecins comme premier choix thérapeutique, ce qui n'exclut absolument pas une démarche diagnostique traditionnelle, ni, parfois, l'utilisation de remèdes chimiques d'accompagnement.

4 - A quelle occasion faut-il utiliser la médecine traditionnelle?

100% des problèmes dont peuvent se plaindre les gens sont d'origine psychologique. Si la personne gère, comprend, exprime et accepte ses émotions il n'y a aucune raison de tomber malade. On ne peut pratiquer la médecine sans entrer dans l'émotionnel des gens, là où se situent les désordres engendrant toutes sortes de symptômes aussi bien physiques que comportementaux. Il suffit d'observer, d'écouter les gens pour se rendre compte que la tristesse et la colère sont les deux émotions à la source d'un nombre infini de problèmes de santé, quand elles sont réprimées. Chaque médecin a sa propre sensibilité par rapport à l'approche psychologique des gens et de leurs problèmes, mais je pense que les thérapeutes pratiquant l'homéopathie le sont davantage, d'une part du fait que c'est la personne qui nous intéresse plus que sa maladie, d'autre part du fait que le choix du remède homéopathique se base essentiellement sur les manifestations émotionnelles des gens.

5 - Où les deux?

Si c'est une angine virale, il n'y a pas de traitement efficace reconnu en médecine traditionnelle (les antibiotiques n'agissant que sur les bactéries). Si elle est bactérienne, l'antibiotique permettra de tuer les bactéries. L'antibiotique va se substituer aux défenses de l'organisme, prendre sa place, souvent plus efficacement. Le problème, c'est qu' en cas d'angines récidivantes, donc d'antibiothérapies répétitives, les défenses de l'organisme vont inévitablement s'altérer et aggraver le processus.

6 - Et comment soignerait-on dans le même cas par la médecine douce?

En homéopathie, que l'angine soit virale ou bactérienne importe peu. On sait que la maladie aiguë ne survient que quand la personne se trouve dans un état de faiblesse consécutif à un stress, à des tensions émotionnelles, à une accumulation de fatigue ou divers excès. Ce n'est pas le microorganisme qui décide de la maladie, mais la personne elle-même. Le choix du remède pour la phase aiguë dépendra des modalités réactionnelles du sujet, de l'aspect clinique de sa gorge, de la manière dont il ressent les symptômes et des facteurs déclenchants. Ainsi il n'y a pas un ou deux remèdes pour traiter une angine, mais bien une soixantaine. En cas d'angines récidivantes, on se situe là dans la maladie chronique. Après le traitement de l'épisode aigu, il est impératif d'entreprendre un traitement de fond consistant d'une part à renforcer les capacités de défenses immunitaires, d'autre part d'accéder à la compréhension du mécanisme émotionnel à l'origine du problème.

7 - Sur quoi faut-il se baser pour faire un diagnostic en médecine traditionnelle?

1/ Ecouter l'exposé des symptômes décrits pas le patient. 2/ Examen clinique. 3/ Examens paramédicaux (labo, Rx...) 1+2+3 amènent, en principe, à un diagnostic qui sera suivi d'un traitement correspondant à ce diagnostic.

8 - Sur quoi se porte la médecine douce?

Même si le choix du remède homéopathique n'est absolument pas dépendant du diagnostic, ce dernier me semble cependant important. Ayant quand même une formation de médecine traditionnelle, j'aurais de la peine à entreprendre un traitement sans savoir quel est exactement le problème, la maladie dont souffre le patient. C'est également parfois important pour le suivi de la maladie et de l'efficacité du traitement. C'est aussi important pour beaucoup de patients de pouvoir mettre un nom sur leur problème et souvent de se rassurer quant à la gravité de leurs maux. Un diagnostic ou plutôt une recherche étiologique s'avère indispensable pour aborder un traitement en médecine holistique. Cela nécessite une connaissance spécifique du passé, des habitudes de vie, des modalités réactionnelles, des relations sociales et du fonctionnement émotionnel du sujet.

9 - A votre avis, faut-il avoir un savoir spécifique pour exercer le métier de médecin, que ce soit dans la médecine traditionnelle ou dans la médecine douce?

Pour exercer le métier de thérapeute quel qu'il soit, il faut avant tout être bien soi-même et savoir aimer les gens. Il faut d'abord passer par un développement personnel, par un égocentrisme non culpabilisant avant d'arriver à libérer une énergie thérapeutique. Il faut savoir écouter, prendre le temps d'écouter les gens, il faut savoir observer, ressentir l'essence de la personne qui consulte, la comprendre sans juger, faire preuve d'une tolérance extrême.

10 - Vous est-il arrivé de douter d'une médecine?

Douter de la médecine traditionnelle oui, enfin ce n'est plus un doute, mais une certitude que cette médecine fait fausse route. Bien sûr elle a permis l'émergence de connaissances essentielles sur le corps physique et de son fonctionnement, elle a développé des méthodes d'investigations remarquables, elle repousse chaque jour les limites de la chirurgie, elle peut accomplir des miracles dans le cadre des soins intensifs et sauve chaque jour d'innombrables vies humaines. Mais malgré tout, on est globalement devant un constat d'échec, car jamais, l'humanité n'a été aussi malade, avec une explosion des pathologies chroniques, avec une médicalisation à outrance et avec une consommation médicamenteuse sans cesse croissante. Toutes ces fabuleuses connaissances devraient être mises au service d'une approche médicale fondamentalement différente. D'ailleurs elles le sont de plus en plus. Heureusement, douter des médecines douces aussi. Ce n'est que grâce aux doutes, aux questions que  l'on se pose, que la connaissance peut avancer.

11 - A votre avis, existe-il une rivalité entre les deux médecines et pensez-vous que les deux médecines puissent travailler en accord?

Il est certain que des approches médicales aussi différentes tant sur le plan de la compréhension de la maladie et de la personne que sur le plan des outils thérapeutiques peuvent générer une rivalité entre elles. D'ailleurs les rivalités existent même dans la sphère propre à ces deux médecines. Il y aura toujours des thérapeutes extrêmes et intolérants aux autres modes de fonctionnement. Comme toute rivalité, il peut y avoir un aspect destructeur quand un rapport de force s'installe, mais il peut aussi y avoir un aspect constructif quand il y a volonté d'établir une base de collaboration. Même si une telle collaboration est parfois possible, parfois souhaitable, dans une grande majorité de cas elle n'est pas vraiment nécessaire ni utile puisque c'est en définitive le patient qui se positionne et choisit l'approche thérapeutique lui semblant la plus adaptée à sa personne.

12 - A ma connaissance, il existe des rivalités entre les deux médecines concernant les assurances, sur quoi sont-elles basées? Et à quoi sont-elles dues?

Non, plus actuellement. L'homéopathie, depuis peu, est remboursée dans le cadre des prestations de l'assurance maladie obligatoire, ceci pour les médecins faisant partie de la SSMH (Société Suisse des Médecins Homéopathes). Pour ceux n'est faisant pas partie, le remboursement est possible dans le cadre de la grande majorité des assurances complémentaires.

13 - Après autant d'années de médecine, quelle est la chose que vous voudriez changer dans le fonctionnement de la médecine?

Etonnamment rien. Cela ne sert à rien de vouloir changer les structures, les problèmes resteront a peu de choses près les mêmes. Les changements sont en train de s'opérer inéluctablement par une prise de conscience des gens que notre société basée sur le développement matériel est arrivé au bout d'un cycle suivi par celui basé sur le développement spirituel qui permettra d'intégrer harmonieusement ces deux aspects dans l'humanité. Dès lors, pourquoi vouloir forcer le changement puisqu'il s'accomplit naturellement?

14 - Comment avez-vous trouvé ces questions?

Si les réponses sont bonnes, c'est que les questions l'étaient aussi.

Dr. Guy Buchler, Rte de lausanne 8,  1800 Vevey.

 

Questions posées à M. Louis Pache, ancien enseignant des infirmières à l'hôpital de St-Loup et ancien responsable du Réseau Hommes en Suisse.

1 - Quel métier pratiquiez-vous?

Avec le titre de spécialiste en médecine interne, la médecine en soins aigus en milieu hospitalier et la pratique en clientèle privée dans mon cabinet, avec une vision globale (esprit, âme et corps) de mes patients.

2 - Pour quelle raison l'aviez-vous pratiqué?

Confronté très tôt à la maladie de ma mère, j'ai probablement développé un désir d'aider en soignant ou au mieux en guérissant. Mes parents avaient une grande attente et je ne pouvais pas faire moins bien que mes cousins (il y a beaucoup de médecins dans la famille). Mais cela ne m'est devenu clair qu'assez tard. C'est quelqu'un qui me connaissait bien qui, à un moment où j'étais dans un grand désarroi quant à mon avenir, ma suggéré la médecine. Je me suis accroché à cette perche.

3 - Depuis quand pratiquiez-vous la médecine traditionnelle?

De 1960 à 2000 = 40 ans.

4 - Depuis quand connaissez-vous la médecine douce?

Surtout depuis le temps de ma formation, mais aussi depuis mon enfance où ma mère résistait contre des bonnes âmes qui lui proposaient des tisanes contre le diabète. Elle n'aurait pas survécu 15 jours à ce régime.

5 - Quels sont les différences entre la médecine traditionnelle et la médecine douce?

Il me paraît inopportun de les opposer car malgré les différences, même si certaines sont très fortes, elles sont censées rechercher le bien du client et leurs champs d'actions souvent se recouvrent. La question est encore ouverte pour trouver pour l'une et l'autre les termes qui leur conviennent. Chaque terme ne privilégiant qu'un aspect. Votre définition me paraît trop schématique et opposante. Il me paraît nécessaire de nuancer et de relever les interpénétrations entre les deux et les points de passage, souvent obligés vers la médecine "classique". En commun, il y a les qualités propres de tous les vrais soignants, ce même désir d'aider, même si les moyens utilisés sont différents. Du côté de la médecine parallèle il y a le foisonnement des chapelles aux affirmations si diverses et indémontrables. Je vais faire maintenant quelques remarques. La médecine classique est contemporaine de la découverte des sciences, de la méthode expérimentale, du souci de la vérification par l'expérience démontrable et reproductible. La médecine "parallèle" est de toujours. Elle présente un immense regain d'intérêt populaire actuel face aux limites, aux dérives angoissantes du "progrès" médical. La médecine "classique", tout expérimentale et rigoureuse qu'elle puisse être, n'est pas exempte de dogmes, de principes directifs, mais elle les remet régulièrement en question. Elle est aussi consciente du caractère subjectif de toute relation soignant-soigné (études en double-aveugle par ex.) Elle évolue beaucoup et rapidement et le vivant s'adapte (modes de vie, agents pathogènes physiques ou biologiques) si bien qu'un savoir est vite dépassé. Depuis quelques décennies, elle intègre de plus en plus dans sa prise en compte l'entier de l'humain (médecine sociale et préventive, psychiatrie, thérapies relationnelles, physiques...). Il y a la médecine de pointe, universitaire, didactique, celle de nos hôpitaux axée sur les soins aigus, celle des spécialistes dans leurs domaines respectifs, et enfin la médecine de terrain des praticiens internistes ou généralistes. Ceux-ci oeuvrent sur le terrain commun aux médecines parallèles. La médecine classique, mine de rien, est sous la tutelle du tiers payant, l'assurance, et du politique avec lesquels elle a des rapports de plus en plus contraignants sur les plans de l'efficacité, de l'économicité, du contrôle. La médecine "parallèle" a pour elle le foisonnement des théories, des méthodes qui rendent son appréciation objective quasi impossible. Dès le moment qu'une autorité politique ou un tiers payant doivent s'engager, le problème devient immense. Actuellement, je dirai qu'elle a encore la chance d'une grande liberté contractuelle avec son client, puisque c'est lui qui juge et qui paye. Est-elle si douce que cela? Elle compte des thérapies quelquefois assez drastiques. Et la médecine officielle n'est pas nécessairement dure, ou "pure et dure".

6 - A quelle occasion faut-il utiliser la médecine douce?

Quand il y a besoin de douceur! Et quand on sait bien la pratiquer! Je crois que ce qui est déterminant, c'est le choix du client, alors même qu'il est fortement subjectif. L'écueil réside dans le fait qu'il ne sait pas toujours si son mal est grave et que le thérapeute n'a souvent pas la formation pour bien évaluer la situation. Hors de l'urgence ou de la gravité, l'action d'un soignant qui perçoit bien les perturbations en cours dans le vécu et qui sait par sa pratique qu'il maîtrise bien créer une très bonne alliance thérapeutique qui sera efficace. C'est vrai, il peut éviter de gros drames et un très grand coût social. Mais voilà, les médecins "classiques", de terrain, sont aussi capables de le faire simplement avec leur empathie, leurs paroles et leurs mains.

7 - A quelle occasion faut-il utiliser la médecine traditionnelle?

Traditionnelle -terme ambigu! Je comprends "classique". Chaque fois qu'une pathologie potentiellement sévère rend nécessaire d'agir en engageant des moyens de diagnostic et d'appliquer un traitement ou des moyens de soulagement (douleurs) qu'impose la gravité de la situation. Chaque fois que la situation requiert une décision quant à la capacité de travail, une appréciation pour une autorité. Lorsque en terme de rapidité, d'économicité, de sécurité l'analyse penche pour elle.

8 - Où les deux?

Je pense que c'est quelquefois une bonne chose. Il est souhaitable alors que la situation soit claire pour les trois parties, avec une confiance mutuelle et le respect des limites de chacun. C'est classique des situations d'accompagnement des malades en soins palliatifs ou en fin de vie.

9 - Quel rôle joue la psychologie dans les deux médecines?

Capital! Psychologie au sens d'empathie, d'intuition, de capacité de faire une alliance thérapeutique, qui me paraît le déterminant majeur du succès, associée à un savoir faire. Mais nous sommes dans une relation intersubjective unique, non reproductible à coup sûr, donc incontrôlable par les autres acteurs du domaine de la Santé.

10 - Comment agit un traitement conventionnel sur un patient souffrant d'une pathologie, par exemple une angine?

Il rassure et apporte un soulagement grâce à des médicaments de confort (actuellement de moins en moins remboursés par les caisses maladie). Il  applique si nécessaire un traitement actif (antibiotique p.ex.) pour raccourcir l'évolution, diminuer le coût social et éviter des complications graves dont la survenue est souvent imprévisible. Il donne une sécurité grâce à l'examen du praticien expérimenté et aux examens de laboratoire qu'il peut demander en fonction de cette expérience.

11 - Et comment soignerait-on dans le même cas par la médecine douce?

En appliquant des moyens divers pour soulager. En ayant une appréhension dite holistique du problème et en travaillant à plus longue échéance sur la prévention, l'hygiène de vie et le renforcement des défenses... Thèmes qui sont d'ailleurs communs au médecin compétent et qui voit sont client dans sa globalité (je ne dis pas holistique parce que ce terme est plutôt la revendication des médecines parallèles).

12 - Sur quoi faut-il se baser pour faire un diagnostic en médecine traditionnelle?

Sur un savoir appris et constamment rectifié et mis à jour; l'expérience; l'examen clinique; les examens complémentaires ou investigations; la pose d'un diagnostic différentiel=check-list des possibles. Enfin le choix le plus vraisemblable (jusqu'à confirmation si elle vient) ou celui qui représente la plus grande gravité. Savoir remettre ne question ses options au vu de l'évolution.

13 - Sur quoi se porte la médecine douce?

Si je comprends bien la question, vous me demandez comment elle se pratique? -ou quel est son champ d'action? - Comme vous l'avez bien dit dans votre exposé, elle a comme préalable l'observation attentive du client, de sa vie présente et passée et des interactions qu'il subit, avec cette vision très juste que ce sont des déterminants de sa souffrance qui, si elle continue son libre cours, vont se repercuter sur corps physique ou psychique et l'endommager. Il m'apparaît quelle utilise ensuite des moyens basés sur une interprétation de la réalité souvent intuitive parfois très ésotérique, indémontrable, chargée d'une symbolique. A ces moyens, le thérapeute adhère un peu comme à une foi, et cela se révèle porteur. Porteur de quoi? Je pense d'une qualité de relation interpersonnelle, que je crois être une de nos fins, car nous ne pouvons advenir qu'au travers d'une relation. Je crois que la relation vraie et profonde est également thérapeutique. La médecine "classique" médiatisée par le médecin qui s'offre ainsi à son client y participe également.

14 - A votre avis, faut-il avoir un savoir spécifique pour exercer le métier de médecin, que ce soit dans la médecine traditionnelle ou dans la médecine douce?

Je dirai qu'il faut un savoir et un savoir faire et faire corps avec cela et y mettre le meilleur de soi.

15 - Vous est-il arrivé de douter d'une médecine?

Je suis resté fidèle à la médecine "classique" avec tous ses développements. Avec elle j'ai évolué dans ma manière de travailler. Un doute permanent sur le bien-fondé de mon bagage est un stimulant à progresser. Etre capable de douter d'un traitement en cours éveille l'attention sur une fausse route, un tournant imprévu de l'évolution. Croire dur comme fer à ce à quoi on adhère est dangereux.

16 - A votre avis, existe-il une rivalité entre les deux médecines?

Etre en rivalité n'est pas constructif. J'opte pour une bonne connaissance mutuelle et le respect réciproque dans un esprit d'émulation. Le domaine des thérapies non "classique" est une forêt vierge et il s'agit de faire le ménage. Vous avez strictement, peut-être un peu trop, réalisé le tri. C'est un tel foisonnement. Je pense aussi à ceux qui agissent en fonction d'un don reçu - mais alors je veux savoir au nom de qui. Il y a aussi les imposteurs et les charlatans (la médecine "classique" a aussi ses moutons noirs).

17 - Pensez-vous que lse deux médecines puissent travailler en accord?

Bon nombre de médecins se sont formés à des médecines douces qu'ils appliquent en fonction de la situation. Entre thérapeutes d'écoles différentes, il est possible sous certaines conditions de travailler sur la même personne.

18 - A ma connaissance, il existe des rivalités entres les deux médecines concernant les assurances, sur quoi sont-elles basées? Et à quoi sont-elles dues?

Si rivalité il y a, elle vient du fait que les payeurs et les politiques veulent pouvoir exercer un contrôle et ont besoin de dossiers bien étayés de faits reproductibles, démontrables, avec coûts financier et social ainsi que de garanties quant à la formation des thérapeutes. En médecine "classique", cela fait plus de 10 ans qu'on négocie âprement sur le plan fédéral une nomenclature des actes et de leur rétribution!

19 - Après autant d'années de médecine, quelle est la chose que vous voudriez changer dans le fonctionnement de la médecine?

Quelle continue à évoluer... vers une médecine plus humble, proche de l'humain, individuelle et collective, sociale, et qui sache respecter les limites qui nous sont assignées. Elle est en prise avec la recherche et qu'elle se limite dans l'application des acquis en respectant ce cadre. On ne pourra jamais empêcher par le monde les recherches et les explorations les plus folles. Il appartient à chaque soignant d'être soucieux du bien fondé de son éthique. Mais la société aura les soignants et la médecine qu'elle aura suscités.

20 - Comment avez-vous trouvé ces questions?

Bien intéressantes et pertinentes. J'y ai répondu avec plaisir. Quant à votre exposé, j'avoue qu'à votre âge, j'en aurais été bien incapable. On sent fortement le rayonnement de votre mère qui sans doute doit vous avoir beaucoup formé. Alors, bonne chance, bon vent!

 

Conclusion de Steven: La vie est plus qu'un simple chemin que l'on parcourt!

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